Informatique : l’UPAC craint du “copinage” entre Québec et CGI
L’article de Radio-Canada du 17 avril 2026 : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2246617/informatique-upac-contrats-quebec-cgi
« “Informatique : l’UPAC craint du ‘copinage’ entre Québec et CGI.” : https://lnkd.in/dnuyqB_d
Bien sûr l’UPAC a raison, les politiciens font souvent cela. À sa défense, le ministre de la cybersécurité Gilles Bélanger (Coalition Avenir Québec - CAQ) invoque des avantages à cet octroi de contrat et autres modalités qui laissent la porte ouverte au copinage - l’un de ces avantages étant la protection des données traitées localement.
Malgré ses prétentions à l’effet que les données numériques des québécois seraient protégées si une compagnie québécoise privée gérait lesdites données à caractère personnel, Gilles Bélanger sait ou devrait savoir en tant que ministre de la cybersécurité que les ententes de “l’alliance des Cinq” contournent les “protections” qu’il invoque.
Grosso modo, lorsqu’ils ne peuvent pas le faire légalement directement (Mark Carney s’en occupe de tout légaliser avec ses nombreux projets de loi Orwelliens - que sa société d’État Radio-Canada ne mentionne pas) les espions canadiens espionnent sur les américains et communiquent ensuite ces données aux américains, et les américains espionnent sur les canadiens et donnent ensuite le produit de leur collecte aux canadiens (ils font indirectement ce qu’ils n’ont pas le droit de faire directement - espionner leurs propres populations - depuis très longtemps). Les États-Unis ont essentiellement accès à toutes les données qu’ils veulent, à n’importe quel moment de la journée, que Gilles Bélanger donne le contrat de gestion des données numériques aux copains québécois de la CAQ, aux copains des libéraux, aux copains des PQistes ou aux géants numériques des États-Unis.
C’est donc un faux prétexte que de dire que le fait de gérer les données des québécois localement les rendraient sécuritaires.
Parlons maintenant du timing de “l’avis de copinage” de l’UPAC visant le député d’Orford, Gilles Bélanger.
On voit que l’UPAC gêne le député d’Orford de la CAQ, concomitamment au besoin de l’autre candidat du district d’Orford (Charles Milliard PLQ) de ne pas avoir dans ce district un adversaire fort - un ministre qui est actuellement député et qui a des chances d’être réélu aux élections de l’automne 2026.
Question : Charles Milliard (chef du parti libéral de Jean Charest) a-t-il besoin de l’UPAC (créée par Jean Charest) pour déloger Gilles Bélanger du district d’Orford, tout comme il a eu besoin de l’UPAC et de Marwah Rizqy (l’amie de Jean Charest et professeure à l’Université de Sherbrooke dont Charest est grand ambassadeur) pour déloger Pablo Rodriguez et devenir chef du Parti libéral du Québec à sa place?
Trop difficile pour lui de battre un vrai adversaire? Un ministre de la CAQ?
Charles Milliard s’attend-t-il à ce que Christine Fréchette lui oppose un “homme de paille”, un figurant, dans Orford pour qu’il puisse être sûr de gagner le district?
Si c’est le cas, 1) quel chef de parti peureux, et 2) la corruption est plus profonde que ce que l’avis de l’UPAC laisse entendre. »
« P.S. : Si l’UPAC n’est pas contrôlée directement ou indirectement par le groupe d’influence de Jean Charest (que l’UPAC a réussi à enrichir, au lieu de le mettre en prison), ce serait une bonne idée d’envoyer quelques “avis de copinage” et d’ouvrir quelques enquêtes concernant les proches de Jean Charest et de Charles Milliard : à Marie-Pierre Robert de l’Université de Sherbrooke et à Louis Marquis, sans oublier l’ancien employeur de Charles Milliard de l’Université Bishop’s (Sebastien Lebel-Grenier).
P.S.(P.P.) : N’interprétez pas ce commentaire comme étant favorable au PQ. Son chef Paul St-Pierre Plamondon vient d’un grand cabinet d’avocats fédéraliste (Stikeman Elliott) et laisse souvent l’impression d’opposition contrôlée - il a essentiellement fait remonter, à lui seul, le PLQ. »
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