Après sa démission, Manon Savard fait son bilan comme juge en chef de la Cour d’appel du Québec : Aveuglement volontaire et déni face aux vrais problèmes du système judiciaire

 

« En écoutant le "bilan" de l'ex-juge en chef du Québec, Manon Savard, à Radio-Canada, il m'est clair qu’elle continue de s'aveugler volontairement et de vivre dans le déni par rapport aux vrais problèmes qui font perdre de la crédibilité au système judiciaire du Québec.

Grosso modo, selon la juge Savard, celle-ci a démissionné de son poste de juge en chef de la Cour d'appel du Québec parce que tout va bien et que sa cour est en "pleine forme". L’ex-juge en chef Savard se contente d’aborder superficiellement quelques enjeux – financement des tribunaux, intégration de "l’intelligence artificielle" dans le travail des juges, accès à la justice, etc. – la même "cassette" qu’on entend de la part d’autres personnages du milieu judiciaire. Sinon, c’est la vie en rose quoi.

Rien sur la propension de certains juges au favoritisme et au protectionnisme judiciaire offert à des institutions d’État, à des politiciens ou à des dirigeants universitaires (dont l’un d’entre eux est l’époux de la juge Savard), rien sur les problèmes de corruption ou de malhonnêteté judiciaire, rien sur le fait qu'il n'y a pas de code de déontologie pour les juges de nomination fédérale et rien sur le manque de sévérité du Conseil canadien de la magistrature à l’endroit des juges reprochables, dirigé par Richard Wagner de la Cour suprême du Canada, un juge largement reconnu dans le milieu juridique canadien pour son laxisme déontologique.

La juge Savard dissimule plusieurs autres enjeux qui contribuent à la perte de confiance du public envers le système de justice, notamment le copinage des juges, y compris de la juge Savard elle-même, avec les parties en litige ou avec leurs avocats, ainsi que le manque d’impartialité qui en découle, le traitement des dossiers par des juges inhabiles à entendre l’affaire, qui sont en conflit d’intérêts, qui ont des liens avec l’une des parties ou avec ses avocats et qui refusent de se récuser, le copinage du politique avec les juges, le manque de respect récurrent des juges à l’égard des membres de la population et le mauvais traitement que des juges infligent à des justiciables, particulièrement à des justiciables qui se représentent eux-mêmes.

La juge Savard a passé sous silence ou nié ces enjeux tout au long de son mandat (2020-2026). Elle n’a pas pris des mesures efficaces pour enrayer ces problèmes, elle y a plutôt participé ou contribué à les perpétuer en les niant ou en les ignorant, alors qu’elle avait l’obligation de les corriger. En tant que juge en chef du Québec, elle était payée pour en prendre connaissance, pour les aborder honnêtement et pleinement et ensuite pour les résoudre, pas pour les ignorer ou les nier.

Rappelons que même Google est capable d'identifier plusieurs des enjeux reprochés à la juge Savard, enjeux que la juge Savard a essentiellement ignorés ou niés tout au long de son mandat, et que c'est dans ce contexte qu'elle a démissionné de son poste de juge en chef. »

Texte publié pour la première fois sur la plateforme LinkedIn :

Source : LinkedIn

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