Marie-Pierre Robert, la doyenne de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, usurpe le titre d’avocat
Alexandra Captariu, LL.B.
Source : Université de Sherbrooke
Marie-Pierre Robert est professeure à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke depuis 2007, où elle est la doyenne (la plus haute dirigeante), depuis janvier 2024.
Mme Robert est devenue membre du Barreau du Québec en 2002.
Elle a démissionné du Tableau de l’Ordre du Barreau du Québec en 2014, sans avoir réellement pratiqué le droit de façon active pendant cette période.
Sa démission du Barreau du Québec est survenue tout concomitamment à l’obtention de responsabilités de direction au sein de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, à titre de vice-doyenne à l’enseignement, en plus d’être co-directrice du programme de 2e cycle en Pratique du droit criminel et pénal, échappant à la possibilité de faire l’objet de plaintes auprès du Barreau du Québec, d’enquêtes et de sanctions disciplinaires fondées sur le Code de déontologie des avocats pendant qu’elle prenait des décisions affectant la carrière d’autres professionnels, dont des avocats qui connaissaient leurs droits, y compris le droit de déposer des plaintes contre elle auprès du Barreau du Québec.
Le curriculum vitae que Marie-Pierre Robert a présenté en 2023 pour obtenir le poste de doyenne à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke confirme l’année de démission du Tableau de l’Ordre du Barreau du Québec :
Extrait du C.V. de Marie-Pierre Robert, en 2023.
Une recherche sur le Bottin des avocats du Barreau du Québec confirme également que Marie-Pierre Robert n’est pas membre du Barreau du Québec.
Marie-Pierre Robert se présente au public comme avocate, alors qu’elle n’est pas avocate
Malgré le fait qu’elle n’était plus membre du Barreau du Québec depuis 2014, Marie-Pierre Robert a continué de se présenter et d’être présentée au public comme avocate, sous le titre de “Maître”, un titre réservé aux avocats membres du Barreau du Québec.
Depuis 2017, la doyenne Marie-Pierre Robert s’est présentée à plusieurs reprises comme avocate dans plusieurs publications provenant de différentes pages officielles liées à l’Université de Sherbrooke, l’institution où elle est dirigeante.
Par exemple, le 31 janvier 2017, sur la page Facebook du Comité de droit criminel et pénal de l’Université de Sherbrooke, Marie-Pierre Robert était présentée comme “Me” Marie-Perre Robert, alors que Mme Robert n’était plus avocate depuis 3 ans :
Source : Comité de droit criminel et pénal de l’Université de Sherbrooke - CDCP, https://web.facebook.com/cdcp.udes/photos/a.1722320634667338/1937881603111239/
Le 6 mai 2024 encore, sur la page officielle du programme de Maîtrise en droit notarial de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, Marie-Pierre Robert était présentée comme “Me” Marie-Perre Robert, alors que Mme Robert n’était plus avocate depuis 10 ans :
Le 5 Septembre 2024, la doyenne Marie-Pierre Robert était à nouveau présentée comme “Maître”, sur la page officielle des étudiants pro bono Canada de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke :
Source : Étudiant·es pro bono Canada de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, https://www.instagram.com/p/C_hKZQQJ82b/
Source : Étudiant·es pro bono Canada de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, https://www.instagram.com/p/C_hKZQQJ82b/
Les différentes pages web reliées à l’Université de Sherbrooke ne sont pas les seules où Marie-Pierre Robert s’est présentée comme avocate.
En février 2025, sur la page web du Forum québécois sur l’accès à la justice civile et familiale, un regroupement qui réunit plusieurs juges de la Cour du Québec, de la Cour supérieure du Québec et de la Cour d’appel du Québec, du Tribunal administratif du Québec, des représentants du gouvernement québécois et d’autres institutions ou organismes du ministère de la justice, de la Commission des droits de la personne du Québec, etc., des associations professionnelles comme le Barreau du Québec, la Chambre des notaires, etc., la doyenne Marie-Pierre Robert se présentait au public et à ses collègues en tant qu’avocate, utilisant le titre professionnel de “Maître”, sous sa version abrégée classique de “Me” :
Source : Forum québécois sur l’accès à la justice civile et familiale, https://forumaccesjustice.quebec/membres/
En 2026 encore, Marie-Pierre Robert se présente toujours au public avec l’abréviation du titre professionnel d’avocat, “Me”, sur le site du Forum :
Source : Forum québécois sur l’accès à la justice civile et familiale, https://forumaccesjustice.quebec/membres/
Le Barreau du Québec présente ou désigne Marie-Pierre Robert au public comme avocate, alors qu’elle n’est pas avocate
Le Barreau du Québec présente lui aussi au public, à plusieurs reprises, Marie-Pierre Robert comme avocate, et ce, après sa démission du Barreau du Québec en 2014.
Par exemple, le rapport annuel de 2018-2019 du Barreau du Québec publié par le Barreau du Québec sur la page web officielle du Barreau du Québec annonce ou désigne Marie-Pierre Robert par l’abréviation du titre d’avocat “Me”, réservé aux avocats, alors que Marie-Pierre Robert n’était plus avocate :
Source : Barreau du Québec, https://www.barreau.qc.ca/media/pt0bsukz/2018-2019-rapport-annuel.pdf
Le rapport annuel de 2019-2020 du Barreau du Québec publié par le Barreau du Québec sur la page web officielle du Barreau du Québec annonce ou désigne Marie-Pierre Robert par l’abréviation du titre d’avocat “Me”, réservé aux avocats, alors que Marie-Pierre Robert n’était plus avocate :
Source : Barreau du Québec, https://www.barreau.qc.ca/media/xxkpleme/2019-2020-rapport-annuel.pdf
Le rapport annuel de 2020-2021 du Barreau du Québec publié par le Barreau du Québec sur la page web officielle du Barreau du Québec annonce ou désigne Marie-Pierre Robert par l’abréviation du titre d’avocat “Me”, réservé aux avocats, alors que Marie-Pierre Robert n’était plus avocate :
Source : Barreau du Québec, https://www.barreau.qc.ca/media/5gshp4ds/4-rapport-annuel-2020-2021.pdf
Le rapport annuel de 2021-2022 du Barreau du Québec publié par le Barreau du Québec sur la page web officielle du Barreau du Québec annonce ou désigne Marie-Pierre Robert par l’abréviation du titre d’avocat “Me”, réservé aux avocats, alors que Marie-Pierre Robert n’était plus avocate :
Source : Barreau du Québec, https://www.barreau.qc.ca/media/j5chvly0/2021-2022-rapport-annuel.pdf
Après 2024, le Barreau du Québec a continué de présenter Marie-Pierre Robert au public comme avocate, en utilisant l’abréviation du titre d’avocat “Me”, toujours sur la page web officielle du Barreau du Québec, tandis qu’elle n’était plus avocate depuis 10 ans :
Source : Barreau du Québec, https://www.barreau.qc.ca/media/aqflxr2c/signataires-declaration-bien-etre.pdf
Un comportement pénal, sévèrement sanctionné par la loi en vigueur au Québec (Canada)
Au Québec, le fait de se laisser annoncer ou désigner par une abréviation d’un titre professionnel réservé ou par des initiales dudit titre professionnel réservé constitue une infraction pénale sévèrement sanctionnée par le Code des professions. Cette loi s’applique autant à la profession d’avocat, qu’aux autres professions comme les médecins, les ingénieurs, les architectes, etc.
Cette infraction pénale est prévue à l’article 188.1 du Code des professions du Québec :
Article 188.1. Code des professions du Québec : Commet une infraction et est passible, pour chaque infraction, de l’amende prévue à l’article 188, quiconque sciemment :
1° n’étant pas membre d’un ordre professionnel, se laisse annoncer ou désigner par un titre, par une abréviation de ce titre ou par des initiales, réservés aux membres d’un tel ordre, ou par un titre, une abréviation ou des initiales pouvant laisser croire qu’il l’est;
Cette infraction lourdement sanctionnée par l’article 188 du Code des professions du Québec est punissable par une amende allant jusqu’à 125 000$ en cas de récidive :
Article 188 Code des professions du Québec : Quiconque contrevient à l’une des dispositions du présent code, de la loi, des lettres patentes constituant un ordre ou d’un décret de fusion ou d’intégration commet une infraction et est passible d’une amende, dans le cas d’une personne physique, d’au moins 2 500 $ et d’au plus 62 500 $ ou, dans les autres cas, d’au moins 5 000 $ et d’au plus 125 000 $.
En cas de récidive, le minimum et le maximum de l’amende sont portés au double.
Les institutions qui ont annoncé ou désigné Marie-Pierre Robert comme avocate ont également violé la loi
Le Barreau du Québec, l’Université de Sherbrooke et le Forum québécois sur l’accès à la justice civile et familiale composé notamment de juges et de juges en chef, ont eux-mêmes violé, à plusieurs reprises, le Code des professions du Québec, en annonçant Marie-Pierre Robert comme avocate alors qu’elle n’était pas membre de l’Ordre professionnel du Barreau du Québec.
L’infraction visant les tiers qui présentent un non membre d’ordre professionnel comme étant membre de cet ordre professionnel est prévue à l’article 188.1 al. 1 par. 2 du Code des professions :
Article 188.1. Code des professions du Québec : Commet une infraction et est passible, pour chaque infraction, de l’amende prévue à l’article 188, quiconque sciemment :
2° annonce ou désigne une personne qui n’est pas membre d’un ordre professionnel par un titre, par une abréviation de ce titre ou par des initiales, réservés aux membres d’un tel ordre, ou par un titre, une abréviation ou des initiales pouvant laisser croire qu’elle l’est;
Dans un tel cas, le Barreau du Québec, l’Université de Sherbrooke et le Forum québécois sur l’accès à la justice civile et familiale, qui ont annoncé ou désigné Marie-Pierre Robert comme avocate, sous l’abréviation de “Me” sont passibles de condamnations pénales et d’une amende allant jusqu’à 125 000$ ou du double en cas de récidive.
Le défaut perpétuel et sur une longue période de temps de corriger une telle situation infractionnelle peut constituer un facteur aggravant de l’infraction.
La doyenne de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, Marie-Pierre Robert, avait l’obligation proactive de corriger cette illégalité ou de solliciter à ce que cette fausse information qui trompe le public soit corrigée. Marie-Pierre Robert sait ou devrait savoir cela, elle est professeure de droit, elle connaît les règles de “l’État de droit” ainsi que ses obligations légales, qu’elle a choisies de ne pas respecter ou de négliger.
Notons aussi que le fait de présenter, de se présenter ou de se laisser présenter comme avocate sans être membre en règle du Barreau du Québec, a donné lieu de croire que Mme Robert était autorisée à exercer les fonctions d’avocate, en contravention à l’article 133 par. c) de la Loi sur le Barreau :
Article 133 de la Loi sur le Barreau : Exerce illégalement la profession d'avocat au sens de l'article 132 et dans chacun des cas suivants, toute personne autre qu'un membre du Barreau qui :
c) agit de manière à donner lieu de croire qu'elle est autorisée à remplir les fonctions d'avocat ou à en faire les actes.
Le Barreau du Québec, le contrevenant au Code des professions du Québec du présent cas, s’autoqualifie de “protecteur du public” contre de telles contraventions. Citons-le :
”Le Barreau du Québec, dont la mission est la protection du public, exerce son devoir de surveillance en tout temps, tant en ce qui concerne l’exercice de la profession que pour les cas présumés d’exercice illégal.”
Or, voici sur la base de quelles “preuves” et sources “officielles” Google indique au public, toujours au moment de la publication de cet article en 2026, que Marie-Pierre Robert serait membre du Barreau du Québec alors qu’elle ne l’est pas : sur les publications officielles fausses ou inexactes du Barreau du Québec.
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L’auteure, Alexandra Captariu, LL.B., est juriste et chercheuse en droit. Elle possède une importante expérience professionnelle diversifiée.
Licenciée en droit (LL.B.) de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke (Québec, Canada), elle a été avocate au Canada de 2020 à 2026. Elle a d’abord pratiqué le droit en entreprise, notamment dans les domaines du droit des contrats, du droit des affaires, du droit de la vie privée, du droit du travail et du droit de la propriété intellectuelle.
Trilingue et polyvalente, elle est aussi détentrice d’un certificat en droit privé international de l’Université de Salzbourg, Autriche.
Préalablement à son inscription au Tableau de l’Ordre du Barreau du Québec, elle a travaillé dans le domaine juridique depuis 2008. Elle a aussi travaillé comme assistante de recherche pour un professeur universitaire à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke et a occupé le poste de rédactrice et de rédactrice en chef pour le journal étudiant de la Faculté de droit.
Elle est actuellement la directrice adjointe de la LIGUE DES DROITS ET LIBERTÉS UNIVERSITAIRES.