«Les prétentions du Barreau sont erronées», «des démarches injustifiées et inutiles», «un manque de discernement» du Barreau : La juriste Alexandra Captariu répond au Barreau du Québec

La spécialiste en droits et libertés invite la direction de l’Ordre professionnel des avocats du Québec à se concentrer sur de vrais problèmes du système de justice au Québec, dont la corruption et le favoritisme judiciaire, et de dépenser moins de ressources pour aider une proche avec ses problèmes de décanat.

 

En bref, c’est ce qu’a répondu la directrice adjointe de la LIGUE DES DROITS ET LIBERTÉS UNIVERSITAIRES, Alexandra Captariu, au Barreau du Québec, face aux démarches injustifiées et abusives entreprises par le Barreau du Québec à son égard après qu’elle a critiqué la doyenne de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, Marie-Pierre Robert.

Voici sa réponse intégrale, publiée sur sa plateforme professionnelle www.alexandra-captariu.com :

 

Au lieu de faire quelque chose d’utile, le Barreau du Québec s’est vengé contre la personne qui a critiqué une proche du Barreau du Québec et cliente du cabinet du bâtonnier

Une réponse aux manipulations publiées dans le journal local de Sherbrooke (Québec, Canada), La Tribune, le 23 juillet 2026

 

Alexandra Captariu, LL.B.

 

Le 23 juillet 2026, le journal La Tribune a publié à mon égard un article intitulé “Une avocate radiée après avoir critiqué une doyenne de l’UdeS sur LinkedIn”.

En lisant cet article, j’ai appris pour la première fois qu’il existerait une soi-disant décision du Barreau du Québec, qui n’a pas été publiée et que je n’ai pas reçue, qui aurait été rendue par certains membres du Barreau du Québec dont je ne connais pas l’identité, en mon absence, à l’issu d’un processus obscur que ces personnes auraient tenu à mon insu, à la suite d’une prétendue “demande de vérification” de la part d’une personne dont l’identité n’a pas été portée à ma connaissance et qui cache son identité au public. Le Barreau du Québec cache, lui aussi, l’identité de cette personne qui a cherché à faire du mal, mais le public est capable d’imaginer qui se trouve en fait derrière cette affaire.

Le journal La Tribune ne m’a pas contactée avant la publication de cet article et il ne m’a pas offert un droit à la réplique.

Alors, voici ma réponse.

 

Les prétentions du Barreau du Québec sont erronées et sans fondement

Ma critique était fondée, bien méritée et ne justifiait pas d’enquête du Barreau

En septembre 2025, j’ai exercé un droit fondamental, garanti par la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, de m’exprimer et de critiquer la doyenne de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke (Canada), Marie-Pierre Robert et son amie secrétaire de faculté Josée Chartier, après la révélation publique de leurs stratagèmes frauduleux récurrents et sur une longue période de temps dans l’embauche des chargés de cours au sein de la Faculté de droit - sans parler de l’usurpation du titre d’avocate par cette doyenne, un problème abordé ici :

https://www.alexandra-captariu.com/publications-fr/marie-pierre-robert-doyenne-faculte-de-droit-universite-sherbrooke-barreau-du-quebec-usurpation-titre-avocat

Or, des personnes comme Marie-Pierre Robert et Josée Chartier, qui occupent des fonctions les rendant responsables de la formation des futurs représentants de la justice, qui doivent elles-mêmes incarner cette notion de justice, ne peuvent plus servir de modèles de justice lorsque leur comportement est mis en doute par des documents officiels de leur propre employeur. De telles personnes n'ont pas d’affaire à occuper de telles fonctions. Leur maintien en poste et leur promotion remettent en question la qualité de l'enseignement dispensé, la crédibilité de la faculté de droit, de l'université, du corps professoral qui accepte d'être dirigé par de telles personnes, etc.

La notion de justice est bafouée lorsque des personnes répréhensibles parlent de justice avec désinvolture et donnent des leçons sur ce que signifie la notion de justice, tel un pyromane qui forme de futurs pompiers, leur explique l'importance d’éteindre les feux et ensuite signe leur accréditation de pompiers.

Malgré tout, Marie-Pierre Robert était venue parler aux étudiants en droit, cabotinement, de justice et d’accès à la justice.

Constatant le manque de bon sens, mon commentaire a été le suivant :

« Je suis choquée de voir l'audace de la doyenne Marie-Pierre Robert et de la directrice des affaires étudiantes Josée Chartier de la Faculté de droit de l'Université de Sherbrooke de parler de justice et d'accès à la justice avec désinvolture, considérant que ces deux personnes ont participé activement et ont posé des gestes qui ont miné la notion de justice.

C'est également incroyable que ces deux personnes se trouvent encore en position d'autorité.

Mais je comprends qu'au Québec, "l'impunité" rime avec "gens bien connectés".

Quelle honte pour la Faculté de droit de l'Université de Sherbrooke de promouvoir encore ces deux dirigeantes.

https://www.claudiu-popa.com/about-the-university-environment/fraudulent-schemes-teaching-contracts-faculty-of-law-university-of-sherbrooke-1-marie-pierre-robert-louis-marquis-sebastien-lebel-grenier »

De gauche à droite : Josée Chartier (directrice des affaires étudiantes et secrétaire de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke) et Marie-Pierre Robert (doyenne de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke)

Je suis particulièrement fière de les avoir critiquées, surtout à la lumière du fait que le reste de la profession choisit souvent de se taire lorsque le fait de parler compterait le plus. Pour citer la juge Claire L’Heureux-Dubé de la Cour suprême du Canada, qui soulignait que “le courage n’abonde pas à la Cour suprême”, je n’ai aucune difficulté à faire le même constat au sujet d’un important nombre d’avocats et de professeurs en droit de la province de Québec (Canada).

La critique au sujet de la doyenne Marie-Pierre Robert et de son acolyte était fondée sur une démonstration factuelle méticuleuse, avec arguments et preuves à l’appui, basés notamment sur des documents officiels et des communications de l'Université de Sherbrooke qui démontraient clairement que Marie-Pierre Robert était blâmable et qu’elle avait, entre autres, contrevenu à la loi et à différentes règles de la convention collective dans l’embauche des chargés de cours - comportement qui a préjudicié d’innombrables chargés de cours à travers les années.

À ce jour, à ma connaissance, depuis plus de quatre ans, la doyenne Marie-Pierre Robert n’a pas contredit publiquement ces éléments.

Ces preuves et arguments qui appuyaient la conclusion à l’effet que la doyenne Robert méritait d’être critiquée étaient disponibles publiquement sur la plateforme professionnelle du Dr. Claudiu Popa, un expert en droit criminel et ancien avocat criminaliste (2013-2025), qui a enseigné comme chargé de cours à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke de 2012 à 2024, et qui a une fine connaissance des irrégularités au sein de la Faculté de droit de Sherbrooke. Connu dans le milieu juridique et universitaire québécois pour son intégrité et professionnalisme, cet expert a été formé sur deux continents (nord-américain et européen), dans quatre pays différents, détient une maîtrise en droit criminel et deux doctorats en droit criminel et pénal canadien et français. Il s’est mérité l’un de ces doctorats de la part de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke de Marie-Pierre Robert elle-même, et ce, postérieurement aux révélations sur les stratagèmes frauduleux perpétrés par Mme Robert.

Si Marie-Pierre Robert estimait qu’elle ne méritait pas d’être critiquée, elle avait un compte LinkedIn, elle pouvait me répondre directement et expliquer pourquoi elle ne serait pas d’accord avec mon commentaire. C'est ce qu'aurait fait une personne raisonnable et responsable, mais elle a choisi de ne pas le faire.

Mon commentaire incluait aussi l’hyperlien vers la plateforme professionnelle qui présentait cette démonstration avec preuves, que le journal La Tribune n’a pas montré à ses lecteurs, laissant la fausse impression que le commentaire aurait été fait hors contexte et sans appui.

Voici la capture d’écran publiée par La Tribune :

Alors que voici quel était le commentaire complet :

Source : LinkedIn, https://www.linkedin.com/posts/epbc-section-universit%C3%A9-de-sherbrooke-a5059b30b_retour-sur-notre-%C3%A9v%C3%A9nement-de-lancement-du-ugcPost-7373791698981634048-tD8G/.
Photo prise en septembre 2025, qui montre Marie-Pierre Robert, doyenne de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, tenant un discours aux étudiants lié à la notion de justice, alors qu’elle avait fait l’objet de dénonciations et de recours qui la concernaient depuis 2022.

Septembre 2025. Sur la photo : Josée Chartier, directrice des affaires étudiantes et secrétaire de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, au même événement que Marie-Pierre Robert.

Sur la photo : la juge Fany O’Bomsawin de la Cour supérieure à Sherbrooke (une membre de la famille de la juge Michelle O’Bonsawin de la Cour suprême du Canada), collègue de travail de l’époux de Marie-Pierre Robert, Sébastien Pierre-Roy (avant au cabinet d’avocats McCarthy Tétrault et maintenant à la Cour supérieure du Québec à Sherbrooke). Marie-Pierre Robert et Josée Chartier sont assises l’une à côté de l’autre, en première rangée, lors du même événement.

Malgré le fait que le public disposait d’une abondance d’éléments de preuve documentaire disponibles publiquement pour appuyer mon commentaire et malgré la clarté indéniable de la référence que j’ai faite à l’article partagé, le Barreau du Québec a fait semblant de ne pas savoir de quoi il s’agissait ou sur quoi se fondait le commentaire (tout en ayant en sa possession le commentaire avec l’hyperlien vers des preuves - je le sais parce que c’est le Barreau lui-même qui me l’avait transmis sous forme de capture d’écran), et a envoyé un syndic-adjoint, Sébastien Dyotte, pour me demander essentiellement sur quoi se fondait ce commentaire …

Sébastien Dyotte. Source : LinkedIn

Comme c’est souvent le cas, le Barreau du Québec n’a pas ouvert d’enquête sur les personnes dénoncées, le Barreau a ouvert une “enquête” sur le dénonciateur.

Il était plus qu’évident que Sébastien Dyotte se servait d’un faux prétexte pour déclencher une prétendue “enquête” de manière injustifiée et non-nécessaire, malgré le fait qu’il avait manifestement entre ses mains tout ce qu’il lui fallait pour constater que ma liberté d’expression avait été exercée de manière raisonnable, qui ne justifiait pas l’ouverture d’une enquête.

J’ai fourni une réponse complète au Barreau

Malgré l’impertinence des démarches de Sébastien Dyotte, en ce qui me concerne, j’ai collaboré à sa soi-disant “enquête” et je lui ai répondu de façon complète à sa communication : je lui ai transmis ce que j’avais à lui transmettre et j’ai respecté l’article 135 du Code de déontologie des avocats.

J’ai indiqué à Dyotte que ladite critique était fondée sur des éléments auxquels il avait lui-même accès, des informations claires et crédibles. Ces informations se trouvaient autant à l’intérieur de mon commentaire en consultant l’hyperlien qui y était joint, que sur plusieurs moteurs de recherche numériques accessibles publiquement et gratuitement.

Ce n’est pas sérieux de la part du Barreau du Québec de prétendre, comme le Barreau l’a prétendu, que j’aurais empêché Dyotte de découvrir dans son “enquête” pourquoi Marie-Pierre Robert était critiquable. Au contraire, une telle prétention est ridicule, une perte de temps et d’argent causée par le Barreau du Québec.

De plus, si Sébastien Dyotte était véritablement préoccupé de découvrir la vérité et pas seulement à faire des problèmes parce que j’ai partagé de l’information publique qui révélait de la corruption en milieu universitaire et juridique - ce qui a déplu à certains proches de la direction du Barreau du Québec - il n’avait qu’à demander aux tribunaux une copie des dossiers judiciarisés qui opposaient Dr. Popa à l’Université de Sherbrooke et ses dirigeants de la Faculté de droit. L'article qui appuyait mon commentaire faisait référence à ces dossiers judiciaires que Dyotte aurait pu solliciter, mais il ne les a jamais mentionnés, à aucun moment. Ni leur contenu, ni les parties en litige. Dyotte a tout simplement fait semblant de ne rien voir. Ces dossiers révélaient clairement les stratagèmes frauduleux des dirigeants de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke et si Dyotte avait lu ces dossiers, il aurait pu voir les preuves de ces stratagèmes frauduleux et revalider, d’une source supplémentaire, le caractère fondé de ma critique à l’effet que de tels gestes minaient la notion de justice. Ces dossiers étaient publics et incluaient des centaines de pages de preuve, d’actes de procédures et de représentations écrites.

Mais Dyotte était un cas classique de syndic-adjoint biaisé et partial qui n’a pas aimé la réponse qui lui a été fournie et qui a recouru à la diversion, prétextant que la réponse reçue “ne serait pas complète” pour camoufler son mécontentement et pour avoir quelque chose à reprocher quand même, malgré le fait que celui-ci n’avait pas raison.

Plus grave encore est le fait que, pendant ces échanges, j’ai découvert que Sébastien Dyotte se trouvait en conflit d’intérêts.

Sébastien Dyotte, un avocat qui avait des liens avec Marie-Pierre Robert et Josée Chartier

J’ai aussi enquêté Sébastien Dyotte et j’ai découvert que, de tous les syndics-adjoints et syndics-adjoints ad-hoc que le Barreau du Québec avait à sa disposition - et il y en a beaucoup - le Barreau du Québec a choisi d’envoyer un diplômé de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, un proche des acteurs du groupe d’intérêts “Jean Charest-Marie-Pierre Robert-Université de Sherbrooke et compagnie”, groupe visé par les litiges qui ont révélé des motifs de critique.

Quelques membres du groupe d’intérêts “Jean Charest-Marie-Pierre Robert-Université de Sherbrooke et compagnie” : Pierre Cossette (alors recteur de l’Université de Sherbrooke, actuellement candidat pour le Parti libéral du Québec de Jean Charest, pour le poste de député de Sherbrooke), Marie-Pierre Robert et Jean Charest (grand ambassadeur de l’Université de Sherbrooke et ancien chef du Parti libéral du Québec). Octobre 2024 - pendant leur litige avec le Dr. Popa.

Entre autres, Sébastien Dyotte avait étudié ensemble avec Josée Chartier au sein de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke de 1995 à 1998 et était, au moment de sa prétendue "enquête", membre de l’association ADDUS sous la doyenne Marie-Pierre Robert de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, alors que Dyotte "enquêtait" le commentaire qui critiquait Josée Chartier et Marie-Pierre Robert.

Sébastien Dyotte ne m’avait pas divulgué ses conflits d’intérêts, comme il avait l’obligation de faire. Au contraire, il a agi de manière perverse, dissimulant ses conflits d’intérêts, tentant de se présenter de manière objective et désintéressée, pendant que ses actions et l’instrumentalisation de ses fonctions de syndic-adjoint servaient les intérêts des personnes avec lesquelles il avait des liens.

Une fois démasqué, Sébastien Dyotte devait au moins déléguer le dossier à quelqu’un d’autre, chose qu’il n’a pas faite. Au contraire, il s’est entêté à rester au dossier à tout prix, même au prix d’en devenir ridicule.

Dans un tel contexte, l’obligation de collaboration d’un avocat avec le Barreau du Québec n’est pas absolue.

En principe, en cas de mauvaise foi, de conflits d’intérêts, dans le cas où le désir de vengeance ou à faire du mal du syndic-adjoint est évident, l’abus de pouvoir, le trafic d’influence, la corruption, le harcèlement, des potentiels actes criminels du syndic-adjoint, etc., constituent (dans une société prétendument “libre” et pas encore complètement totalitaire) des limites à l’obligation de continuer de collaborer avec un tel comportement.

Toutefois, en pratique, dans de telles situations teintées par les conflits d’intérêts du syndic et empreintes de mauvaise foi, la fonction de syndic est souvent instrumentalisée pour faire perdre le temps de l’avocat visé, le harceler, lui faire perdre des ressources, l’embourber dans de longues procédures judiciaires et l’épuiser financièrement, etc.

Pour une avocate comme moi qui avait accumulé une certaine expérience dans le milieu, c’était évident que c’était le cas de Dyotte : j’avais répondu à sa communication, il disposait de tout ce qu’il fallait pour mener “son enquête” (qu’il n’aurait jamais dû ouvrir) et constater qu’il n’y avait pas matière à saisir le Conseil de discipline du Barreau, il agissait en conflit d’intérêts et il a refusé de déléguer le dossier à quelqu’un d’autre lorsqu’il a été attrapé avec ses conflits - une conduite indigne pour un officier de justice et pour un ordre professionnel comme le Barreau du Québec, qui constituait à mes yeux un abus de pouvoir, une conduite contraire à leurs obligations déontologiques.

J’ai personnellement informé les supérieurs de Sébastien Dyotte de cette situation, le syndic du Barreau du Québec l’avocat Guy Bilodeau, la directrice du Barreau du Québec l’avocate Catherine Ouimet et le président du Barreau du Québec l’avocat Marcel-Olivier Nadeau.

Toutefois, la direction du Barreau du Québec était aussi une proche de Marie-Pierre Robert.

De gauche à droite : Guy Bilodeau (syndic du Barreau du Québec), Catherine Ouimet (directrice du Barreau du Québec), Marcel-Olivier Nadeau (président du Barreau du Québec).

 

Marie-Pierre Robert, une collaboratrice de longue date du Barreau du Québec, promue par le Barreau du Québec, qui a profité de l’argent de la fondation du Barreau du Québec

Marie-Pierre Robert a travaillé pendant plusieurs années pour le Barreau du Québec, sur le Comité de formation des avocats [1], se prononçant, imaginez, sur “les questions relatives à la qualité de la formation des avocats” [2].

Le Barreau du Québec a souvent promu Marie-Pierre Robert, en lui offrant depuis 2012 du soutien financier récurrent, des milliers et des milliers de dollars par le biais de la fondation du Barreau du Québec pour financer ses “projets de recherche” et en lui permettant de donner des conférences payées aux avocats jusqu’en 2025 inclusivement :

Source : Université de Sherbrooke

Conférence payée donnée par Marie-Pierre Robert pour la fondation du Barreau du Québec, octobre 2025 (Facebook).

Le conseil d’administration de la fondation du Barreau du Québec était présidé jusqu’en 2026 par un avocat du cabinet Cain Lamarre collègue du président du Barreau du Québec Marcel-Olivier Nadeau, lui aussi de Cain Lamarre. La directrice du Barreau du Québec, Catherine Ouimet, faisait également partie de ce conseil d’administration [3] qui donnait de l’argent à Marie-Pierre Robert.

De plus, puisqu’elle s’est positionnée comme doyenne de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, Marie-Pierre Robert travaille depuis quelques années avec le président du Barreau du Québec et avec la directrice du Barreau du Québec au sein du Forum de québécois sur l’accès à la justice civile et familiale (un regroupement qui inclut aussi plusieurs juges de la Cour du Québec, de la Cour supérieure du Québec, de la Cour d’appel du Québec, et autres).

Source : Forum québécois sur l’accès à la justice civile et familiale, https://forumaccesjustice.quebec/membres/

L’époux de Marie-Pierre Robert, Sébastien Pierre-Roy, a, lui aussi, travaillé pour le Barreau du Québec de 2021 à 2023. Son époux a été nommé membre de Conseil de discipline du Barreau du Québec par le conseil d’administration du Barreau dont faisaient partie le président du Barreau du Québec (Marcel-Olivier Nadeau) et la directrice du Barreau du Québec (Catherine Ouimet) [4], et ce, juste avant d’être catapulté comme juge à la Cour supérieure du Québec à Sherbrooke par le ministre de la justice et professeur en droit David Lametti - ancien collègue professeur de Marie-Pierre Robert.

L’époux de Marie-Pierre Robert, Sébastien Pierre-Roy, a été nommé juge en 2023 au même tribunal et dans la même ville où les dossiers judiciarisés visant les intérêts de Marie-Pierre Robert contre le Dr. Popa étaient jugés par les collègues de son époux.

Marie-Pierre Robert, la cliente du cabinet d’avocats du président du Barreau du Québec

Depuis le début des dossiers opposant Marie-Pierre Robert et l’Université de Sherbrooke au Dr. Popa en 2022, depuis plus de quatre ans et malgré tous les reproches que les juges québécois et canadiens se méritent jusqu’à date pour la manière inacceptable, biaisée et dépourvue de justice avec laquelle ils ont traité ces dossiers, je ne peux pas passer sous silence un bémol à cela : le fait qu’aucun tribunal n’a satisfait pleinement les besoins de la doyenne Marie-Pierre Robert d’affirmer que celle-ci n’aurait pas recouru à des stratagèmes frauduleux dans l’embauche des chargés de cours à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke.

Ces dossiers n’ont pas été jugés au fond, ils ont été bloqués sans fondement, pour des faux prétextes procéduraux, par des juges en conflits d’intérêts proches de Marie-Pierre Robert, proches de son époux juge, proches d’autres dirigeants facultaires responsables de ces stratagèmes (dont Louis Marquis lui aussi catapulté comme juge à la Cour supérieure du Québec à Sherbrooke en 2024 et Sébastien Lebel-Grenier placé comme recteur de l’Université Bishop’s en 2023) ou proches de Jean Charest (le grand ambassadeur de l’Université de Sherbrooke, ex-premier ministre du Québec, encore avocat avec influence dans le Barreau du Québec).

Toutefois, personne n’a blanchi Marie-Pierre Robert, même pas ses juges les plus proches.

Aucun juge n’a osé se prononcer sur le fond des dossiers pour dire que leur amie doyenne Marie-Pierre Robert n’aurait pas recouru à des stratagèmes frauduleux perpétrés sur l’argent des contribuables et sur l’argent des étudiants dans le processus d’embauche des chargés de cours - stratagèmes desquels avaient bénéficié des avocats du cabinet Cain Lamarre qui a représenté Marie-Pierre Robert devant les tribunaux.

Au contraire, les faits et les éléments de preuve de ces dossiers sont évidents et ont révélé des stratagèmes clairs de Marie-Pierre Robert, des actes répréhensibles d’une doyenne d’une faculté de droit, professeure en droit, qui n’a pas respecté la règle de droit.

Cela a dû frustrer Marie-Pierre Robert.

Pendant tout ce processus d’enterrement de ces dossiers judiciaires qui s’est déroulé entre 2022 et 2025, c’est le cabinet d’avocats Cain Lamarre qui a représenté Marie-Pierre Robert et l’Université de Sherbrooke, un cabinet dont plusieurs avocats avaient eux-mêmes bénéficié des stratagèmes d’embauche de Marie-Pierre Robert.

Dans ce contexte, en 2025, tout à coup, est apparu à la tête du Barreau du Québec Marcel-Olivier Nadeau, un avocat du cabinet Cain Lamarre qui a représenté Marie-Pierre Robert dans ces dossiers litigieux, pour diriger le Barreau du Québec, qui a déclenché, peu de temps après son installation comme président en juin 2025, des “vérifications” et des “enquêtes” en septembre 2025 visant l’avocate qui a dénoncé le caractère blâmable des comportements de la cliente de son cabinet, Marie-Pierre Robert.

Source : Cain Lamarre et Marcel-Olivier Nadeau (LinkedIn).
Photo de gauche : mars 2025.
Photo de droite : janvier 2026.

 

Le comportement du Barreau du Québec révèle son vrai visage sous la direction actuelle : un groupe d’intérêts qui aide ses proches

Non seulement les démarches du Barreau du Québec ont été inutiles, mais le résultat de ses démarches a été plus inutile encore - suspendre temporairement la « pratique » d'une ancienne avocate qui avait déjà démissionné du Barreau et qui avait tourné le dos à la profession pour des raisons non liées à ces démarches du Barreau, c'est, pour le Barreau, de faire preuve d’un manque de discernement outrancier et d’une pitoyable mauvaise gestion des ressources du système de justice.

Les prétentions de façade de « protection du public » ne convainquent ici personne. Le Barreau du Québec a montré dans ce cas qu'il agit comme un groupe organisé qui aide à faire avancer des intérêts privés lorsque quelqu'un révèle que des personnes proches du Barreau, que le Barreau finance, promeut et présente au public comme des modèles, ne sont pas aussi vénérables que le prétendait le Barreau.

Le Barreau du Québec a promu Marie-Pierre Robert sous différentes formes, pendant plus de 10 ans, l’a placée sur ses comités et a contribué à augmenter son influence dans le milieu juridique, lui a donné de l'argent pour soutenir ses ”projets de recherche” et l’a invitée à donner des conférences payées par des avocats, contribuant ainsi à son ascension dans des positions de pouvoir, positions à partir desquelles il lui a été possible de recourir aux stratagèmes frauduleux critiqués et qui lui ont offert des pouvoirs qu'elle a ensuite utilisés pour nuire à celui qui l'a dénoncée pour ses stratagèmes frauduleux et pour d'autres actes répréhensibles qu'elle a commis. À cela s'ajoute le fait que le Barreau du Québec a menti publiquement, en présentant Marie-Pierre Robert comme avocate à plusieurs reprises entre 2018 et 2026, pendant qu'elle n’était plus avocate membre du Barreau du Québec depuis sa démission du Barreau du Québec en 2014.

Le président du Barreau du Québec Marcel-Olivier Nadeau est payé à près de 300 000 dollars par année et la directrice du Barreau du Québec Catherine Ouimet est payée à près de 400 000 dollars par année pour protéger le public, pas pour protéger leurs proches [5]. Personne n'a entendu ces deux riches du Barreau du Québec s'attaquer aux véritables problèmes du système judiciaire québécois qui comptent pour le public, dénoncer la corruption et le favoritisme judiciaire, dénoncer les fréquentations inappropriées entre avocats et juges, qui ensuite traitent leurs dossiers et leur accordent des victoires l’une par-dessus l’autre, etc. J'invite la direction actuelle de l'Ordre professionnel des avocats du Québec à se concentrer sur de vrais problèmes du système judiciaire québécois et à consacrer moins de temps à aider un proche avec ses problèmes de décanat.

Bien sûr, lorsque le Barreau du Québec s'associe à ce type de personnes comme Robert et les promeut au public, le Barreau contrevient à sa mission de protéger le public, nuit au public, trahit la confiance du public et devient un vecteur qui contribue à la corruption du système, surtout lorsqu'il essaie de détourner l'attention des révélations légitimes et d'intérêt public concernant ses proches.

Dans de telles circonstances, le Barreau du Québec est à blâmer pour avoir promu une personne blâmable, et après la découverte de cela, au lieu de se taire, ce Barreau a choisi de recourir à un prétexte pour détourner l’attention et se venger, même si cela le discrédite et qu’il prend le risque de faire de cette institution la risée de tous.

 

Le financement du journal La Tribune dirigé par le collègue du président du Barreau du Québec chez Cain Lamarre et employé de Marie-Pierre Robert

Alors que Marcel-Olivier Nadeau a été placé à la tête du Barreau du Québec, son collègue du cabinet d’avocats Cain Lamarre et employé de Marie-Pierre Robert, Stéphane Reynolds de Cain Lamarre, a été placé au sommet du financement du journal qui a publié l’article qui me ciblait.

Stéphane Reynolds est un autre proche de Marie-Pierre Robert.

Marie-Pierre Robert est l’employeur de Stéphane Reynolds à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke.

Elle l’a embauché comme chargé de cours à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke pendant plusieurs années, de 2015 à 2019 et depuis 2024 jusqu’à ce jour. Par ailleurs, Stéphane Reynolds enseignait à la Faculté de droit pendant que Sébastien Dyotte et Josée Chartier faisaient leurs études ensemble au sein de cette faculté.

Marie-Pierre Robert était aussi l’employeur de plusieurs collègues de Reynolds de Cain Lamarre, des bénéficiaires des stratagèmes frauduleux de Robert (comme l’avocat Charles Guay qui a agi dans les dossiers litigieux et dont l’embauche a servi devant la Cour d’exemple patent de violation des règles de la convention collective dans l’embauche des chargés de cours; sa mère a travaillé “toute sa vie” pour le journal La Tribune).

Marie-Pierre Robert a aussi été la supérieure de Stéphane Reynolds au sein du conseil d’administration du Centre communautaire juridique de l'Estrie (Aide juridique de l'Estrie à Sherbrooke), où elle était présidente depuis 2023 et M. Reynolds était administrateur [6]. En 2025-2026, c’est Reynolds qui est devenu le président du conseil d’administration et Robert administratrice. Les deux y travaillent ensemble comme administrateurs de cet organisme depuis 2019 [7].

L’implication récente de Stéphane Reynolds dans les médias traditionnels n’est pas anodine, mais elle est intervenue dans un contexte où sa collègue de Cain Lamarre admettait publiquement en 2024, sur la page web de Cain Lamarre, que ce cabinet s’est créé un réseau “de médias de toutes sortes” pour “en faire bénéficier sa clientèle” comme Marie-Pierre Robert :

« Au fil des ans, Cain Lamarre a su tisser un imposant réseau de contacts et a à cœur d’en faire bénéficier sa clientèle. Nos professionnels cultivent et entretiennent des relations qui s’avèrent stratégiques auprès, notamment, d’hommes et de femmes d’influence au niveau municipal, provincial et national, de cabinets nationaux et internationaux, de médias de toutes sortes ».

« Non seulement la solution de problèmes juridiques peut être facilitée par l’utilisation judicieuse d’un tel réseau, mais celui-ci favorise également le maillage et agit comme levier économique pour plusieurs de nos clients ». « L’efficacité de ce réseau est aussi renforcée par l’engagement socioéconomique de nos avocats et notaires. »

- Gina Doucet
avocate et directrice exécutive de la pratique professionnelle
Cain Lamarre, 2023-2024

C’est dans ce contexte qu’est soudainement apparu l’article de La Tribune qui visait les adversaires de Robert et de Cain Lamarre (Reynolds, Nadeau, Guay, etc.), une autre forme de vengeance de la part de ce groupe d’intérêts.

La décence et le bon sens enseignent habituellement que les journalistes qui mangent de la main d’avocats de Cain Lamarre n’écrivent pas des histoires contre les adversaires de Cain Lamarre (ou de leurs clients).

 

Conclusion

Il est évident pour moi que la clique de personnes qui contrôle présentement la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke et le Barreau du Québec a instrumentalisé ces institutions dans un effort de vengeance et de contrôle de narratif pour dissimuler de la criminalité.

Au-delà de ce qui précède, je maintiens ma croyance sincère, basée sur mon expérience professionnelle d’avocate et sur les preuves existantes dans les dossiers judiciaires, à l’effet que Marie-Pierre Robert a non seulement « miné la notion de justice », mais qu’elle devrait faire l’objet d’enquêtes criminelles et éventuellement de dépôts d’accusations par le Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec, pour qu’elle réponde enfin pour ses gestes.

Marie-Pierre Robert devrait aussi être démise de son poste de doyenne de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke.

Quant au Barreau du Québec, ce type de règlement de comptes politique pratiqué par sa direction dans ce dossier a décrédibilisé l’institution de l’Ordre professionnel des avocats.

L’Office des professions du Québec, qui se dit être “un acteur central du système professionnel québécois” dont la “mission est de veiller à ce que chaque ordre professionnel du Québec assure la protection du public” [8] devrait investiguer le Barreau du Québec, qui n’a pas agi dans mon cas pour protéger le public mais bien pour aider ses amis et pour se venger contre les adversaires de ses amis.

 

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Références

[1] BARREAU DU QUÉBEC, Rapport annuel 2018-2019, Barreau.qc.ca, juin 2019, p. 76, en ligne : https://www.barreau.qc.ca/media/pt0bsukz/2018-2019-rapport-annuel.pdf; BARREAU DU QUÉBEC, Rapport annuel 2019-2020, Barreau.qc.ca, mai 2020, p. 108, en ligne : https://www.barreau.qc.ca/media/xxkpleme/2019-2020-rapport-annuel.pdf; BARREAU DU QUÉBEC, Rapport annuel 2020-2021, Barreau.qc.ca, mai 2021, p. 112, en ligne : https://www.barreau.qc.ca/media/5gshp4ds/4-rapport-annuel-2020-2021.pdf; BARREAU DU QUÉBEC, Rapport annuel 2021-2022, Barreau.qc.ca, mai 2022, p. 109, en ligne : https://www.barreau.qc.ca/media/j5chvly0/2021-2022-rapport-annuel.pdf;

[2] BARREAU DU QUÉBEC, Rapport annuel 2021-2022, supra, p. 84.

[3] CAIN LAMARRE, « Marcel-Olivier Nadeau », Cainlamarre.ca, 2025, en ligne : https://cainlamarre.ca/employe/marcel-olivier-nadeau/.

FONDATION DU BARREAU DU QUÉBEC, « Composition du conseil d’administration », Fondationdubarreau.qc.ca, 2025, en ligne : https://fondationdubarreau.qc.ca/equipe-et-conseil-dadministration.

FONDATION DU BARREAU DU QUÉBEC, « Nouveau partenariat avec Cain Lamarre en soutien à notre mission ! », Fondationdubarreau.qc.ca, 14 août 2025, en ligne : https://fondationdubarreau.qc.ca/nouvelles/nouveau-partenariat-avec-cain-lamarre.

FONDATION DU BARREAU DU QUÉBEC, « Un partenariat avec Cain Lamarre pour faire avancer le droit et la relève ! », Linkedin.com, août 2025, en ligne : https://fr.linkedin.com/posts/fondation-du-barreau-du-quebec_un-partenariat-avec-cain-lamarre-pour-faire-activity-7361750818099732481-qk0U.

FONDATION DU BARREAU DU QUÉBEC, « Merci à Me Pierre Lévesque pour huit années de leadership à la Fondation du Barreau du Québec », Fondationdubarreau.qc.ca, 21 juillet 2026, en ligne : https://fondationdubarreau.qc.ca/nouvelles/mepierrel%C3%A9vesque.

[4] BARREAU DU QUÉBEC, Rapport annuel 2021-2022, Barreau.qc.ca, mai 2022, p. 32, 33 et 107, en ligne : https://www.barreau.qc.ca/media/j5chvly0/2021-2022-rapport-annuel.pdf; BARREAU DU QUÉBEC, Rapport annuel 2022-2023, Barreau.qc.ca, mai 2023, p. 35 et 111, en ligne : https://www.barreau.qc.ca/media/4tfdpore/2022-2023-rapport-annuel.pdf.

[5] BARREAU DU QUÉBEC, Rapport annuel 2025-2026, Barreau.qc.ca, mai 2026, p. 36 et 37, en ligne : https://www.barreau.qc.ca/media/aqdpcckj/rapport-annuel-2025-2026.pdf.

[7] AIDE JURIDIQUE DU QUÉBEC, “Estrie - Conseil d’administration”, Aidejuridique.quebec, 2026, en ligne : https://aidejuridique.quebec/bureau-estrie/.

[8] GOUVERNEMENT DU QUEBEC, “Office des professions du Québec”, Quebec.ca, 7 juillet 2026, en ligne : https://www.quebec.ca/gouvernement/ministeres-organismes/office-professions.

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